Mawaru Made In Wario est un jeu Game Boy Advance plus connu en occident sous le nom de Wario Ware Twisted. Cet épisode est sorti en 2005 aux Etats-Unis mais ne vit jamais le jour en Europe, en raison de normes concernant certains produits.
Mais… vous êtes en train de dire que ce jeu contient un produit ? Et oui. Mawaru Made In Wario contient en effet une bille de mercure, tout comme une autre cartouche Game Boy Advance, Yoshi’s Universal Gravitation, permettant de capter l’inclinaison de la console. Mettons-nous dans la peau de Wario. Désirant réparer une console de jeu chez le docteur Crygor, il se retrouve, par la maladresse du savant, avec une console sans boutons. Enervé, il secoue la console et découvre que le vaisseau à l’écran réagit. Billets en pagaille s’amassent alors dans ses yeux : il décide d’aller plus loin dans ce procédé et de produire encore plus de jeux utilisant ce principe.
On retrouve donc tous les personnages de la série de Wario Ware tels que nous les connaissons. Mona la serveuse, Dribble et Spitz les taxis, Kat et Ana les apprentis ninja, et bien d’autres, comme cette horloge qui nous impose constamment de gagner du temps en remportant le plus d'épreuves possible. Comme à l’accoutumée, chaque personnage sera introduit par une courte séquence animée farfelue, avant d’entamer le contenu du titre : les mini-jeux. Chaque personnage propose des activités selon une maniabilité spécifique : les uns utilisant juste le capteur d’inclinaison, d’autres seulement les boutons, ou même les deux. Comme le veut la tradition des Wario Ware, les mini-jeux s’enchaînent et ne durent pas plus de 5 secondes, juste le temps de comprendre leur principe à l’aide d’une accroche simple, comme « Secoue !», ou « Ecrase !». Tout se fait donc à l’instinct, et ce sont près de 200 mini-jeux qui sont disponibles au fil du jeu.
A défaut de proposer un réel mode multijoueurs, le jeu afin de rallonger sa durée de vie introduit le système des Gacha-Koron, boules surprises contenant près de 150 applications plus ou moins utiles. Ces objets étant distribués aléatoirement, il faudra au moins 150 parties pour tout voir. Et le voyage sera dépaysant : entre le flan à faire tomber de son pot, le gâteau à râper, ou le chien à essorer, le joueur va pouvoir se demander quel genre de substance consomment les développeurs, comme à chaque épisode. Pour rallonger encore plus la durée de vie, chaque jeu devra être bouclé un certain nombre de fois afin d’obtenir une couronne dorée, et au final, un bonus. Un plaisir sur la durée donc, même si certains mini-jeux et Gacha-Koron font vraiment trop office de démo technique du dispositif incorporé à la cartouche.
Ce dispositif justement, est bien visible sur la cartouche, car équipé en plus d’un module de vibration, permettant de rajouter de la crédibilité à l’ensemble. En jeu, ce capteur est très bien utilisé, et répond bien, la moindre inclinaison ou mouvement latéral de la console fait réagir instantanément le mini-jeu. On regrettera de devoir en permanence remettre la console en position neutre, le jeu se permettant de recalibrer cette même position en permanence (alors qu’elle le fait au début du jeu). Cela dit, cela reste un problème mineur, et on passe vraiment pour un fou à tourner sa console dans tous les sens (testé et approuvé dans le métro). Mais n’est ce pas là l’essence d’un Wario Ware ? Sublimé par des graphismes basiques - mais jamais sans style - et une bande son déjantée, Mawaru Made In Wario se révèle un des épisodes les plus déjantés de la série.
(test réalisé sur la version japonaise du jeu)